 Un couple vivait bien heureux sur une île. Le bonheur rayonnait leur fare situé en bordure de mer. Tout les jours Apetahi et son Tane se levaient bercés par le vent frais guidé par les océans jusqu'à eux.
Le tane de Apetahi était pêcheur et il arriva un moment où le poisson ne mordait plus. Se faisant, il ramenait de moins en moins à manger au fare. Voyant sa femme qui commençait à maigrir et à dépérir, il décida d'aller pêcher un peu plus loin... mais toujours rien. Les jours suivant, il s'éloigna de plus en plus.
Un jours arriva où Apetahi, se levant, ne trouva pas son tane près d'elle. Se disan-il qu'il pouvait être aller pêcher, elle sortit du fare tout en l'appellant, elle le chercha d'abord dans les environs ... mais sans succès. Elle décida de se rendre au point habituel où pouvait se rendre son tane pour pêcher... elle ne le trouva toujours pas.
Non loin se trouvait une colline où ,se disait-elle, elle pourrait mieux le voir. Elle se mit alors à l'escalader. Elle avait parcouru 100 m, 200m, bientôt 2km quand elle entendit une voix. Sentant qu'il s'agissait de celle de son tane, elle se retourna. Le soleil commençait à se coucher. Quand Apetahi se retourna pour essayer en vain de distinguer ou de reconnaître le bateau de son tane, elle fut éblouie par le soleil. Essayant tant bien que mal de plisser yeux, elle leva alors sa main droite. C'est alors qu'elle tomba de la colline. Dans sa chute, elle se coupa la main.
Son tane, lui, revenait de pêche, se rapprocha du bateau fier d'avoir fait une bonne pêche et appelait tout haut sa femme. Qu'il avait hâte se disait-il de préparer un festin. Mais hélas il ne la trouva pas. A son tour il se mit à la chercher, tout autour du fare, un peu plus loin, et encore un peu plus loin. Il observa alors la colline et Un frisson le parcourut.
Il courut vers cette colline, qui en se rapprochant, lui donnant encore plus de sueurs froides. Tout en courrant, il appelait Apetahi à tue tête. Il se passa plusieurs heures durant lesquelles le jeune homme la chercha ... mais sans succès. Epuisé, il s'assit près d'un rocher d'une allure tranchante. Se penchant et reprenant son souffle, il vit une fleurs blanche avec cinq pétales. Magnifique, belle et d'une senteur irrelle. En la cueillant, il se dit que sa beauté ressemblait à celle de Apetahi, qu'elles avaient toutes les deux le même parfum.
Il ramena cette fleur au fare, la planta et prit soin d'elle en souvenir d'Apetahi. Il la baptisa : Tiare Apetahi.
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